Un comité directeur composé de quatre personnes – une de l’Angleterre, une de la Belgique et deux du Canada, dont Gail Attara, PDG de la Société GI, et Michelle Sewell, animatrice du groupe de soutien pour le SII de la Société GI – a supervisé l’élaboration du Rapport sur l’impact mondial du SII – 2018. Le financement, la facilitation et le soutien à la production sont provenus d’Allergan à l’échelle internationale.

L’équipe a examiné les données provenant de plusieurs études évaluées par des pairs et de nombreux sondages menés dans différents pays, y compris notre Sondage sur le SII de 2016. Il s’agit du deuxième Rapport sur l’impact mondial du SII, qui fait suite à une version publiée en 2016; le rapport de 2018 met l’accent sur l’expérience des patients aux prises avec le syndrome de l’intestin irritable (SII), un domaine de la recherche qui fait gravement défaut. Le but du rapport est de comprendre et de mieux faire connaître les répercussions cliniques et économiques du SII à la fois sur les services de soins de santé et sur les personnes vivant avec le SII.

Le Rapport sur l’impact mondial du SII – 2018 se penche sur quatre domaines clés :

  1. L’impact sur la qualité de vie
  2. L’impact psychologique et les attitudes
  3. Le parcours du patient et ses difficultés à obtenir un traitement
  4. Trouver des solutions pour obtenir un contrôle plus efficace des symptômes

 

Constatations du rapport

Le Rapport sur l’impact mondial du SII – 2018 renferme un examen approfondi des résultats dans ses 58 pages. Vous pouvez télécharger une copie ici ou vous pouvez communiquer avec notre bureau pour demander une copie physique par la poste. Vous trouverez dans le rapport un examen complet des nombreux aspects du SII, y compris son diagnostic et son traitement, son impact sur la vie, les symptômes éprouvés et plus encore – tous axés sur le point de vue du patient. Le rapport révèle que les personnes atteintes du SII sont soumises à un niveau important de stigmatisation, d’embarras et de frustration par rapport à leur trouble. Bon nombre estiment qu’il est difficile de se faire écouter par les professionnels de la santé et que d’autres personnes ne considèrent pas leur SII comme étant une maladie « réelle ».

Voici certains des résultats présentés dans ce document :

  • En moyenne, les patients atteints du SII déclarent qu’ils donneraient 25 % du reste de leur vie pour ne plus connaître de symptômes.
  • De 40 à 60 % des personnes souffrant du SII éprouvent des symptômes psychologiques comme des troubles anxieux et la dépression.
  • Plus de 50 % des patients vivant avec le SII ont l’impression que les professionnels de la santé ne les prennent pas au sérieux.
  • Il faut quatre ans en moyenne pour obtenir un diagnostic du SII.

Nous pouvons changer ces statistiques. Voici une liste de suggestions que nous offrons aux travailleurs de la santé pour leur permettre de s’attaquer à ces problèmes.

  • Posez des diagnostics sûrs et de façon précoce.
  • Offrez des explications qui sont plus susceptibles d’aider les patients.
  • Rassurez les patients atteints du SII.
  • Mettez l’accent sur l’alimentation et les changements de mode de vie dans les cas de SII légers.
  • Mettez l’accent sur la pharmacothérapie dans les cas de SII modérés et graves.

Publié pour la première fois dans le bulletin Du coeur au ventreMD numéro 205 – 2018